FIN DE L'ATELIER SUR LE RENFORCEMENT DES CAPACITES POUR LA MISE EN OEUVRE DE LA CONVENTION UNESCO SUR LA SAUVEGARDE DU PATRIMOINE CULTUREL IMMATERIEL

Initié à Libreville, au siège du CENAREST, le 24 septembre 2010, cet atelier de formation a pris fin le vendredi 24 septembre 2010. La cérémonie de clôture était présidée par le Sécretaire Général Adjoint du Ministère de la Culture du Gabon, représentant le Ministre empêché. Y prenaient également part, Madame Yvette Kaboza de la Représentation multipays UNESCO et le Professeur Lisimba, Directeur général du Centre International des Civilisations Bantu(CICIBA).

Prenant la parole en premier lieu, Mme Kaboza a adressé ses remerciements à l'ensemble des participants (Ministère, organismes de recherche, ONG). Elle a, en outre, exhorté les participants à rendre concret tout ce qui a été reçu.

L'intervention de la représentante du Bureau UNESCO multipays de Libreville a été suivie de la lecture du rapport général de l'atelier par le Rapporteur Mathurin Ovono Ebe. De la lecture du rapport général, il ressort que l'atelier avait pour objectif de fixer les préalables à la mise en oeuvre de la Convention UNESCO 2003. Pour ce faire, il a été présenté aux séminaristes les domaines du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI). Relativement à ce qui précède, deux groupes ont été mis en place et ont travaillé sur deux exemples de PCI, le Mvett et le Mumbwang. Cela a permis de voir la complexité du PCI. Cet atelier avait également pour objectif la construction du PCI à partir des réalités gabonaises.

Le caractère ambryonnaire des ONG au Gabon a incité les séminaristes à recommander que les laboratoires et instituts de recherche soient associés à la mise en oeuvre de la Convention 2003. De plus, le Gabon  doit désormais procéder à l'inventaire de son PCI. L'atelier relève que l'éducation sous toutes ses formes constitue un mode de transmission du PCI. Entre autres recommandations, on peut noter:

- l'état des lieux entre le ministère de la Culture et les instituts de recherche;

- l'organisation des séminaires;

- la mise à contribution de la presse pour valoriser le PCI;

- l'adoption des politiques incitatives;

- la mise en oeuvre de la Convention par des organes statutaires;

- la mise en place d'un Comité National du PCI;

- l'adoption d'une politique nationale sur les PCI;

- la mise en place d'un Fonds du Patrimoine;

- la promotion du PCI par des concours, des séminaires et des foires;

- l'intégration des éléments du PCI  dans les programmes scolaires et universitaires;

- la construction d'une maison du PCI.

Par rapport aux mesures de sauvegarde:

- la sensibilisation sur les éléments du PCI en danger;

- la  sauvegarde les langues;

- l'élaboration d'une liste du PCI national;

- la création d'un personnage du PCI à l'image de "patrimonito".

Le Professeur Lisimba, Directeur Général du CICIBA, a déclaré que l'Institution qu'il dirige soutient ce genre d'activités, raison d'être du Centre.

Enfin, Monsieur Hamidou Ousmanou, Secrétaire Général Adjoint du Ministère de la Culture, a félicité les experts qui ont dirigé avec maestria cet atelier et  s'est engagé, au nom du Ministre, à prendre en compte l'ensemble des recommandations de l'atelier.

 

Léonard MBA ESSOGHO

 

 

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