PAUL MBA ABESSOLE FAIT ENTENDRE LA VOIX DU RPG A L'ASSEMBLEE NATIONALE

R P G                                                                         MINLAN

 

Liberté-Equité-Solidarité             

             N° 11- 1ère Année- Lundi 23 avril 2012- Bulletin d'Informations Internes du Rassemblement Pour le Gabon

 

« Je suis issu d’une culture et chaque fois que je suis face à un problème, j’interroge ma culture. » Paul Mba Abessole

PAUL MBA ABESSOLE FAIT ENTENDRE LA VOIX DU RASSEMBLEMENT A L’ASSEMBLEE NATIONALE

Le Président du Rassemblement Pour le Gabon (RPG), le Père Paul Mba Abessole a saisi l’opportunité de la présentation du programme de politique générale du Gouvernement à l’Assemblée Nationale,  le 12 avril 2012, par le Premier Ministre Raymond Ndong Sima, pour faire entendre, une fois de plus, la voix du Rassemblement sur les piliers de son projet de société, à savoir l’Ecole, la Santé, le Travail. Par ailleurs, le Député du 3ème canton du Komo Kango s’est exprimé sur les questions liées à la culture, à la lutte contre la pauvreté et à l’introduction de la biométrie dans notre système électoral. Invité à prendre la parole au nom des députés de son parti, Paul Mba Abessole a fait un long développement sur la formation et la santé, fondement de tout développement. Il a souhaité que tout soit fait pour que tous les  gabonais puissent bénéficier de la gratuité de l’éducation et des soins de santé, comme il l’a toujours demandé avec ses amis, depuis une trentaine d’années. Aussi  a-t-il proposé au Premier Ministre, pour mettre un terme aux grèves à

répétition qui perturbent notre système éducatif et sanitaire, de faire de l’Education et de la Santé des domaines du consensus national. A son avis, ces grèves ont des effets néfastes sur nos populations. Il est temps, a-t-il martelé, que les gabonais arrêtent de politiser ces deux domaines si nous voulons effectivement faire émerger notre pays. Afin d’adapter notre système éducatif aux réalités locales, Paul Mba Abessole a exhorté le gouvernement gabonais à tout mettre en œuvre pour introduire les langues nationales, principaux vecteurs de nos cultures, dans nos programmes d’enseignement. Il s’est dit prêt à soutenir toute initiative allant dans ce sens, dans la mesure où il a reçu une formation dans ce domaine.

Après avoir fait le constat que nos populations rurales, surtout les personnes du 3ème âge, vivent dans un état de dénuement et d’abandon total, Paul Mba Abessole a invité le Premier Ministre et son équipe à mettre en place une stratégie fiable de lutte contre la pauvreté.

A quoi sert-il d’avoir une croissance à deux chiffres si la population n’en ressent pas les effets dans sa vie quotidienne ?

Le développement, contrairement au credo de notre époque, n’est pas synonyme de croissance. Il se définit par des changements qualitatifs(changement d’état,

de structure), alors que la croissance correspond à un changement quantitatif (augmentation de la richesse d’un pays). Ces deux phénomènes ne sont pas nécessairement liés : on peut observer une croissance économique sans réel développement de la société concernée, et vice versa. L’hypothèse selon laquelle l’amélioration de la santé, l’éducation et la réduction de la pauvreté suivront naturellement la croissance économique est loin d’être vérifiée. Elle a généré de graves dégâts écologiques et sociaux. La priorité accordée au développement économique est tout autant destructrice que créatrice, suscite des inégalités et des frustrations, et n’est pas nécessairement le moteur du développement humain. En définitive, ce qui mériterait vraiment l’appellation de développement, ce serait la possibilité pour tous d’accéder à l’eau potable, à une alimentation équilibrée, aux soins, à l’éducation, à la culture et à la démocratie. S’agissant de ce dernier point, Paul Mba Abessole s’est fait le défenseur de la liberté d’expression. De son point de vue, le Conseil National de la Communication (CNC) constituerait un frein à la liberté d’expression. Il estime, en outre, que le journaliste doit être libre d’écrire ce qu’il veut, mais à condition de répondre de ses écrits devant les tribunaux en cas de diffamation. A propos de l’introduction de la biométrie dans notre système électoral, Mba Abessole pense que celle-ci ne constitue pas une panacée. Autrement dit, la biométrie ne peut pas mettre un terme à la fraude électorale. De plus, il est revenu sur l’importance de la route dans le processus de démocratisation d’un pays. En effet, la route permet aux différentes communautés de communiquer, de partager leurs préoccupations et de circuler librement. En somme, la route est un facteur d’unité nationale. Or l’état actuel de nos routes ne peut permettre le renforcement des liens entre nos communautés culturelles. L’effondrement de quelques piles du pont de Kango, pense-t-il, devrait inciter le gouvernement à se pencher déjà sur l’état d’autres ouvrages similaires à travers le pays afin de prévenir de tels accidents préjudiciables à l’économie de notre pays. De même qu’il n’a pas trouvé normal le fait, pour notre pays, d’avoir une seule voie qui relie l’intérieur du pays à la capitale.

 

LES PERCEPTIONS GENERALEMENT ASSOCIEES A L’ERREUR ET QUELQUES TENTATIVES DE RESOLUTION DES PROBLEMES QUI Y MENENT

 

Selon Astolfi, les perceptions qu’on associe à l’erreur sont les suivantes :

-          Le syndrome de l’encre rouge : l’enseignant, en détectant l’erreur, la marque de rouge et lui enlève toute valeur didactique.

-          L’erreur repérée chez l’élève remet en question l’enseignement du maître : est-ce que le travail de l’enseignant est bien fait ?

-          Le professeur peut être enfin dérouté à la perspective de devoir plonger dans l’esprit des jeunes pour essayer de découvrir ce qu’ils n’ont pas compris et, plutôt que d’essayer de diagnostiquer ce qui n’a pas été saisi par l’élève, il ne fera généralement que reprendre son explication de départ.

Astolfi présente le modèle constructiviste où on se sert des erreurs pour mieux les éviter. On propose de décortiquer la logique de l’erreur et d’en tirer profit pour s’améliorer. On tente ainsi de comprendre le cheminement de l’apprenant jusqu’à l’erreur. On peut alors résoudre le problème qui a mené à cette erreur. Pour éviter l’erreur, l’apprenant, au début, s’en tient aux règles qu’il connaît, mais un jour il est assez à l’aise avec les structures de ces règles pour tenter d’aller au-delà de celles-ci. Ce faisant, il risque de se tromper, puisqu’il ne maîtrise pas très bien les nouvelles règles. Cela importe peu puisque c’est signe de progrès qui montre qu’il désire maintenant fournir un effort ou faire quelque chose plutôt que de s’écraser devant la tâche à accomplir. Astolfi parle aussi de l’erreur créatrice du jeune qui invente « une erreur logique ». Il pourrait écrire, par exemple, « le chien aboies » parce que, à son avis, le chien aboie plusieurs fois. Ce type d’erreur montre que l’apprenant décide au moins de cheminer intellectuellement.

 

PENSEE DE : Thomas VAUGHAN (1622-1665)

 

« En vérité, tant que nous suivons nos seules fantaisies et bâtissons notre conception du monde sur nos imaginations, nous cheminons à tâtons sur le sentier de la vie, comme des aveugles. Au contraire, si nous mettons nos pensées en ordre et les confirmons par l’expérience, nous sommes sur la bonne voie, car l’expérimentation est une loi naturelle que nous devons utiliser comme guide. Si nous en restions uniquement à nos suppositions, sans faire usage des lois de la nature, c’est en vain que Dieu l’aurait créée. Il est donc nécessaire de tenir compte de ces lois. Ainsi donc, penser pouvoir trouver la vérité par la seule imagination ou par la seule contemplation est une folie aussi grande que de voyager sur un chemin les yeux fermés, sans l’assistance de la lumière. »

 

La rédaction de Minlan invite les lecteurs intéressés à lui faire parvenir leurs contributions sur le thème :          

 « Le collégialisme : contribution à un renouveau politique au Gabon »

à l’adresse suivante :

ekokonsong@yahoo.fr

Consultation des articles sur la vie du RPG au site

www.mendzimesoso.com

 

 

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